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25/03/2017  >   La Suisse veut rémunérer l'Humus dans les sols  >  Lire

30/04/2015  >   Le stockage du carbone dans les sols va être intégré dans les négociations  >  Lire

30/04/2015  >   Xyllela fastidiosa : L'UE renforce sa parade contre une bactérie tueuse d'oliviers  >  Lire

13/06/2014  >   La Léonardite est maintenant utilisable en Agriculture Biologique  >  Lire

08/01/2014  >   Stéphane Le Foll veut promotionner l'Agroécologie en France >  Lire​

24/02/2013  >   Une vingtaine de molécules de pesticides retrouvées dans les cheveux des salariés viticoles >  Lire

08/02/2013  >   Plus de consommateurs « réguliers » et de producteurs en France en 2012 >  Lire​

27/01/2013  >   L'Agriculture Biologique peut nourrir le monde mieux que l'agrochimie >  Lire​

23/01/2013  >   Symbiose s'implique dans une plantation associative >  Lire​

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a fixé lundi comme cap la conversion au bio de 8 % de la surface agricole française, contre quelque 6 % actuellement, après les critiques acerbes portant sur ses choix de répartitions d'aides européennes.

 

« Pour l'État, la priorité c'est le financement des aides à la conversion. Le transfert opéré aujourd'hui doit nous permettre de rester sur le scénario prévu et d'atteindre l'objectif de 8 % des surfaces converties en 2021 au lieu de 6 %. Pour atteindre cet objectif, il faut bien aider l'agriculture biologique », a déclaré à l'AFP le ministre, qui s'est rendu lundi dans une coopérative bio à Michery (Yonne).

 

Selon les derniers chiffres officiels publiés par le service statistique du ministère Agreste, la proportion de surface agricole utile (SAU) française en bio était de 5,7 % à fin 2015.

 

Pour encourager la conversion, M. Travert a mis en avant la prorogation pour 2018 du crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique, qui doit faire l'objet d'un « arbitrage » de Matignon. En ce qui concerne les aides au maintien des exploitations bio, qui sont versées après les trois années dites de conversion, le ministre a renvoyé la balle dans le camp des régions, qui gèrent les fonds européens agricoles pour le développement rural (Feader). « Il va y avoir une discussion avec les conseils régionaux qui sont autorité de gestion sur le Feader et qui sont les acteurs les mieux placés aujourd'hui sur l'accompagnement et notamment l'aide au maintien. À ce jour, rien n'est supprimé, c'est aussi une décision des collectivités territoriales », a déclaré M. Travert. La région Nouvelle-Aquitaine a pris les devants en signant début juillet avec l'État et des organisations agricoles un pacte pour développer l'agriculture biologique.

 

Trente-quatre organisations, dont la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab), ont demandé dimanche dans une tribune au gouvernement d'augmenter la part des aides européennes destinées au bio, quelques jours après l'annonce par M. Travert d'un transfert à hauteur de 4,2 % des montants des crédits du pilier I de la Pac vers le pilier II. Le pilier I de la Pac profite massivement aux gros céréaliers, le pilier II bénéficie notamment aux petites exploitations de zones défavorisées, à l'installation des jeunes agriculteurs et au développement du bio.

 

Cette annonce « ne prévoit qu'un transfert minimum dont l'essentiel de l'enveloppe est de fait déjà consommé », affirmaient notamment les signataires de cette tribune, qui dénonçaient « le quasi-arrêt des aides à l'agriculture biologique ». « Je suis venu dire que je m'inscrivais en faux contre ces déclarations », a déclaré M. Travert, qui a réaffirmé l'objectif du candidat Macron « de faire en sorte qu'il y ait 50 % de nourriture bio dans les cantines » à l'issue du quinquennat. « Si nous voulons le tenir, il ne s'agit pas de supprimer les aides bio, il s'agit plutôt de les encourager », a martelé M. Travert. La sphère bio souhaitait un taux de transfert beaucoup plus important pour pouvoir financer les aides à la conversion et au maintien et accélérer la transition de l'agriculture vers le bio en France.

 

Source : Dépêche AFP, reprise par AGRISALON.

02/09/2017

Stéphane Travert vise 8 % des surfaces agricoles en bio en 2021

 

La Suisse teste un dispositif de remplacement de la conditionnalité des aides directes en agriculture. Le programme Biodivsol expérimente une rémunération basée sur la qualité de la structure des sols. En charge des outils méthodologiques, le professeur Pascal Boivin de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève a décrit la démarche lors de l’assemblée générale de l’association Base (Biodiversité, agriculture, sol et environnement) le 24 février à Monthou-sur-Bièvre (Loir-et-Cher). La démarche sera mise en œuvre en 2017 sur 120 exploitations et plus de 1 200 parcelles. Pour ses promoteurs, il s’agit de rompre avec une approche trop administrée du subventionnement en agriculture. Objectif : 17 % de la masse d’argile en matière organique : « La structure d’un sol est indissociable de l’humus », a insisté le professeur. La matière organique a besoin d’être protégée sous peine de se voir dégrader par les micro-organismes. Le principal mécanisme de protection est la complexation à la surface des argiles. » Et de poursuivre : « Il y a une corrélation entre le ratio MO/argile et la qualité de l’état structural. Sur la moyenne des observations, la complexation à 17 % de la masse d’argile en matière organique représente un seuil pivot en deçà duquel nous constatons une dégradation de la note avec le test bêche VESS (Visual Evaluation of Soil Structure). C’est donc une teneur minimum à viser : un sol à 10 % d’argile devrait donc contenir 1,73 % de matière organique. Le ratio MO/argile permet de fixer des objectifs durables car en dessous de 12 %, d’importantes difficultés agronomiques sont observées. » Selon l’agronome, « les agriculteurs apprécient peu d’être sous contrôle et de se voir imposer des méthodes ». Le protocole se veut donc simple et motivant pour l’agriculteur qui pourra développer librement son propre management du taux de matière organique. Un paiement au résultat : La subvention représentera une rente annuelle selon l’état du sol au moment de la souscription du dispositif. Celle-ci sera indexée pour une période de cinq ans à la valeur du ratio MO/argile et à un diagnostic visuel de terrain au test bêche VESS. Pour un taux MO/argile de 8 %, l’aide serait nulle, puis progressive jusqu'à un plafond fixé au taux de 24 %. Tous les trois ans, l’agriculteur pourra demander une révision de l’aide avec une rétroactivité de deux ans. De cette façon, l’équipe du projet fait le pari d’une meilleure acceptation sociale des aides en agriculture. « En atteignant d'ici dix ans notre objectif de relèvement du taux de matière organique, nous stockerons des millions de tonnes de CO2. Cela justifie la dépense, car il y a une véritable dette sociale qui est émise ».

 

Source : AGRISALON 22/03/2017

25/03/2017

La Suisse veut rémunérer l'humus dans les sols

 

Paris, 27 avr 2015 (AFP) - Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a précisé lundi le calendrier de travail du programme international de recherche visant à augmenter le stockage du carbone dans les sols (4 pour 1.000) pour l'intégrer dans la négociation sur le climat lors de la conférence de Paris sur l'environnement. Nous avons « formalisé un programme de recherche qui doit déboucher sur un programme d'action », dans le but de « réconcilier la sécurité alimentaire avec la lutte contre le réchauffement climatique », a indiqué le ministre lors d'une conférence de presse, accompagné de Laurence Tubiana, ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique. Le calendrier de travail comprend un premier colloque scientifique à l'Unesco début juillet qui sera suivi lors d'une deuxième étape par un colloque à l'Ocde en septembre. Le but de cette « initiative emblématique de la présidence française » est d'avoir « un programme d'action qui s'inscrira dans les négociations de la Cop 21 », la conférence de Paris qui tentera de parvenir à un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique d'ici à la fin du siècle, a ajouté le ministre. Ce programme international de recherche qui vise à augmenter le stockage du carbone dans les sols afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, intitulé « 4 pour 1.000 », a été mis en place en mars. Son but est de faire augmenter de 4 pour 1.000, soit de 0,4 %, le volume de déchets organiques contenu dans les sols chaque année. Ces déchets sont composés notamment de carbone. Le programme « 4 pour 1.000 » associe plusieurs laboratoires de recherche sur tous les continents. Selon l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) les sols cultivés ont perdu « de 50 % à 70 % de leurs stocks initiaux de carbone », en moyenne mondiale du fait, entre autres, de l'intensification de l'agriculture ou de la déforestation. Or, une augmentation de 4 pour 1.000 par an des stocks de matière organique des sols suffirait à compenser l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Inversement, une diminution partielle des 4 pour 1.000 doublerait nos émissions, souligne l'Inra. Avec l'agro-écologie, « on peut lutter contre le changement climatique en améliorant la fertilité des sols », assure Laurence Tubiana. En octobre 2014, l'Union Européenne s'est donnée un objectif à l'horizon 2030 : réduire ses gaz à effet de serre de 40 % par rapport au niveau d'émission de 1990.

 

Source AFP

30/04/2015

Le stockage du carbone dans les sols va être intégré dans les négociations

 

Bruxelles, 28 avril 2015 (AFP) - L'Union européenne a renforcé mardi son dispositif contre la propagation d'une bactérie tueuse d'oliviers active dans le sud de l'Italie, passant outre l'opposition de Rome, à qui plus d'efforts a été demandé, a indiqué la Commission européenne. Ces « mesures renforcées » prévoient la mise en place d'une zone tampon de 20 kms autour du foyer de l'infection, dans la province italienne de Lecce (sud). Les arbres malades y seront abattus, et une stricte surveillance sera mise en place dans un rayon de 100 m autour de chaque souche contaminée, a précisé la Commission dans un communiqué. Les États membres doivent aussi notifier toute apparition de la bactérie et délimiter la zone touchée. Encas de nouveau foyer, ils devront détruire dans un rayon de 100 m toutes les plantes susceptibles d'accueillir la bactérie, soit 200 espèces, selon l'Agence européenne de sécurité alimentaire, dont vignes et citronniers. Les experts du comité phytosanitaire ont encore décidé « de soumettre à de strictes conditions les importations et mouvements de plantes » concernées. Mais ils ont renoncé à bannir les importations de plantes vivantes en provenance de la zone touchée. La France, qui avait adopté un tel embargo début avril, notamment face aux inquiétudes en Corse, lèvera son interdiction quand les nouvelles mesures seront officiellement adoptées, a indiqué le ministère français de l'Agriculture. Les importations de plants de café du Honduras et de Costa Rica seront elles interdites, soupçonnées d'avoir été à l'origine de l'apparition de la bactérie, Xyllela fastidiosa, en Italie, signalée en 2013. Accusée de n'avoir pas appliqué les mesures d'éradication prescrites par l'UE dès février 2014, notamment face au tollé suscité dans le pays par la perspective d'arracher des oliveraies centenaires, l'Italie a été isolée, selon une source européenne. Un vote a rassemblé tous les experts contre leur collègue italien, a-t-elle précisé. Quelque 10 % des 11 millions d'oliviers de la région de Lecce sont touchés, selon les autorités italiennes. « Abattre l'arbre est la seule solution », soutiennent les experts de l'Union européenne. Le gouvernement italien a débloqué 14 millions d'euros pour permettre aux autorités locales d'aider les exploitations touchées, et des cofinancements européens sont envisageables pour les arrachages, mais aucun dédommagement n'est prévu, selon une source européenne. Le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, « salue la mise en place » de ces mesures européennes, dont la mise en place permet « d'améliorer l'efficacité de la lutte contre cette bactérie », a souligné son ministère dans un communiqué. De même source, Stéphane Le Foll « réaffirme son soutien à l'Italie qui subit un foyer important dans la région des Pouilles. Il rappelle la nécessaire solidarité à mettre en œuvre avec l'Italie et ses producteurs car seule la gestion efficace de ce foyer permettra de protéger l'ensemble du territoire de l'Union européenne ».

30/04/2015

Xyllela fastidiosa

L'UE renforce sa parade contre une bactérie tueuse d'oliviers

 

Une modification européenne modifiant le règlement CE 889/2008 a été adoptée au printemps par le SCOF (Standing Committee on Organic Farming), organe de décisions de la Commission Européenne concernant l'Agriculture Biologique.

Pour plus de détails, suivre le lien sur "Read More" au bas de l'article.

Cette modification autorise maintenant l'utilisation de la Léonardite (roche charbonneuse de surface proche du Lignite, particulièrement riche en acides humiques d'excellente qualité)dans l'Agriculture Biologique européenne. D'autres substances, telles que la Chitine et les Protéïnes hydrolysées, ont été également ajoutées à la liste des substances utilisables en bio.

Les produits issus de la Léonardite sont particulièrement intéressant pour remettre en circulation dans un sol les éléments fertilisants bloqués, et favoriser le développement des champignons, souvent déficients en sol régulièrement travaillé. Les résultats de l'application des versions solubllisées de la Lénardite sur la chlorose ferrique sont particulièrement impressionnants dans leur ampleur et leur durée dans le temps.

Nous avons réalisé un produit contenant Léonardite et Bore dénommé HUMATE DE BORE qui vient d'obtenir l'agrément VISAGRI (marque privée de l'organisme CERTIPAQ pour le contrôle des intrants en Agriculture Biologique). Il rendra de grands services aux producteurs, particulièrement en arboriculture fruitière et en viticulture. Vous en trouvez une brève description dans la liste des produits de SARL JACQUES MOREAU sur ce site (engrais liquides).

13/06/2014

La Léonardite est maintenant utilisable en Agriculture Biologique

 

Notre Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a récemment fait état de la volonté du gouvernement actuel de développer l'Agroécologie en France. Cet objectif est noté dans une récente loi destinée à organiser l'avenir de l'agriculture.

Ci-dessous son interview par le journal Ouest France en décembre dernier.

L'agroécologie est au coeur du projet de la loi d'avenir agricole. Vous refusez d'opposer l'environnement et l'économie ?

Je veux concilier les deux, économie et écologie. On peut, en effet, s'appuyer sur les écosystèmes pour développer une agriculture productive, respectueuse de l'environnement et source de revenus pour les agriculteurs. Les intrants (engrais et produits phytosanitaires) par exemple ne sont plus systématiques. Le Grenelle de l'environnement avait défini des objectifs chiffrés, diminuer par exemple de 50 % les produits phytosanitaires mais sans dire comment faire. Faute de méthode, on avait du mal à avancer. L'agroécologie, qui est finalement un retour à l'agronomie, est désormais une voie.

Vous ne renoncez pas aux objectifs du Grenelle ?

Non. Je pense qu'en préservant la biodiversité, en augmentant la matière organiques des sols, on apporte des solutions. C'est une agriculture de la connaissance qui s'appuie sur la recherche et qui sera prise en compte dans les programmes des formations agricoles. L'agroécologie pourra également compter sur l'expérimentation conduite par des groupes d'agriculteurs pionniers. Ces derniers bénéficieront de soutiens publics.

L'Italie, le Danemark... veulent réduire le taux d'incorporation des biocarburants à 5 % dans l'essence. À Bruxelles, vous plaidez pour un taux à 7 %, en contradiction avec vos ambitions agroécologiques ?

L'objectif initial de la Commission européenne était d'atteindre un taux d'incorporation de biocarburants de 10 % à l'horizon 2020. J'estimais que cette politique risquait de se faire au détriment de la production alimentaire. J'ai donc décidé, il y a un an, de plafonner ce taux à 7 % pour la France. Nous sommes le premier pays en Europe, et sans doute dans le monde, à avoir fait ce choix. Une décision d'ailleurs saluée par la FAO. La Commission européenne revoit aujourd'hui à la baisse son objectif en le divisant par deux. Je suis contre.

Dans un rapport, la Cour des comptes a pourtant souligné le coût que cela représentait pour le consommateur?

La France a déjà atteint un niveau de 7 % environ. Descendre à 5 % pénaliserait les investissements industriels réalisés par cette filière en France alors que nous devons préparer les biocarburants de deuxième et troisième génération.

Peut-on plaider comme vous le faites pour l'innovation en agriculture et fermer la porte aux OGM ?

La première génération d'OGM avec des plantes résistantes aux herbicides ou produisant des pesticides n'est pas satisfaisante. De plus, on voit, notamment aux États-Unis, apparaître des herbes résistantes à ces OGM pesticides. C'est un risque pour l'environnement. Enfin, ces OGM de première génération favorisent la monoculture. C'est tout le contraire de l'agroécologie qui, elle s'appuie sur la biodiversité pour développer une agriculture plus autonome, moins consommatrice d'intrants (engrais, pesticides) et offrant au final, j'en suis persuadé, un plus grand potentiel de production.

C'est un non définitif aux OGM ?

Je ne ferme pas pour autant définitivement la porte. L'amélioration génétique des plantes, pour résister à la sécheresse est par exemple une piste intéressante. Il faut regarder les coûts et les bénéfices. dans l'état actuel des connaissances, la position de la France est cependant claire : c'est le moratoire.

Mais l'interdiction du maïs Mon 810 de Monsanto expose la France à un risque de sanctions à l'OMC si elle n'apporte pas la preuve des dangers liés aux OGM ?

Il y a un risque. La clause de sauvergarde adoptée par la France pourrait en effet être contestée devant l'OMC. Seules de nouvelles règles juridiques négociées au niveau européen pourraient nous prémunir de ce risque.

 

Source : Journal Ouest-France, interview de Patrice Moyon - 13 décembre 2013.

08/01/2014

Stéphane Le Foll veut promotionner l'Agroécologie en France

 

Une enquête épidémiologique dénommée APACHE menée par l'organisation "Générations Futures" sur proposition d'une salariée viticole a montré que 22 molécules de pesticides couramment utilisées en viticulture ont été retrouvées dans les cheveux des salariés viticoles testés dans le Médoc (Gironde) ainsi que dans ceux de personnes habitant à proximité des vignes.

Cette étude a été rendue publique le 19 février dernier.

En moyenne, les salariés viticoles sont porteurs de 5 fois plus de molécules diférentes que les personnes habitant à proximité des vignes, elles-mêmes en portant 5 fois plus que les personnes habitant loin des vignes.

Certaines substances ont été trouvées à des doses supérieures à 1 mg/kg, dont le fenhedaxamid et le fluodioxonil.

L'échantillon de 25 personnes ne peut pas être considéré comme représentatif de la population générale vivant à proximité des vignobles. Mais l'étude a le mérite de débusquer un problème qui nécessiterait une attention plus approfondie.

Plus de détail en téléchargeant le résumé des résultats de l'étude sur ce lien.

24/02/2013

Une vingtaine de molécules de pesticides retrouvées dans les cheveux des salariés viticoles

 

La consommation des produits bio a progressé en France en 2012 et gagné des adeptes réguliers en même temps que des producteurs, essentiellement au nom de l'environnement, selon une étude présentée mercredi.

Selon l'Agence Bio, qui a pour mission de développer et de promouvoir l'agriculture biologique (plus de 23.000 exploitants, 4,5 % des fermes françaises), « 64 % des Français ont consommé du bio en 2012 et la part des consommateurs réguliers s'élève à 43 % contre 37 % en 2003 et 40 % en 2011 ».

Un consommateur sur cinq déclare manger bio au moins une fois par mois et autant (21 %) « de temps en temps », selon une enquête de l'Institut Csa réalisée pour le compte de l'Agence Bio, portant sur le marché alimentaire du bio. Ce marché représente autour de 4,1 milliards d'euros en 2012, soit 2,4 % du marché alimentaire national (contre 1,3 % en 2007). « Cette dynamique », se félicite l'Agence Bio, s'étend d'ailleurs aux produits autres qu'alimentaires (beauté, soin, ménage...), avec 49 % des sondés concernés contre 44 % en 2011.

Mais le Baromètre Agence Bio/Csa (réalisé auprès de 1.010 personnes représentatives de la population, du 10 au 26 novembre 2012) révèle aussi un besoin supplémentaire d'information pour 59 % des personnes interrogées même si globalement (86 %) l'image du Bio est « positive ». Les consommateurs font valoir principalement des arguments en faveur de l'environnement, 86 % d'entre eux estimant que ce mode de production contribue à protéger les ressources en eau et la qualité des sols.

Hausse de 22 % des surfaces certifiées

Au cours de l'année 2012, la part du bio en surfaces cultivées a passé la barre du million d'hectares qu'elle frôlait déjà en 2011 à plus de 975.000 ha, avec également une hausse de 22 % des surfaces certifiées (699.300 ha) dont 276.000 ha sont en conversion (1 cf nota bene).

Au total, en cinq ans, (2008-2013), les surfaces certifiées ont gagné 500.000 hectares, avec une prédominance très nette du sud de la France (Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Paca) qui rassemble plus de la moitié des producteurs.

La poussée des productions bio a permis de réduire la part des approvisionnements externes à 30 % à peine et d'augmenter celle du made in France : fruits et légumes (52 %), œufs (99 %), produits laitiers (89 %), pains et farines (68 %).

N.B : Note de la rédaction de Terre-net Média : le nombre de producteurs n'a augmenté que de 6 % en 2012 par rapport à 2011. Autrement dit, l'augmentation des surfaces en conversion est essentiellement due à l'agrandissement des agriculteurs déjà convertis. Le niveau des prix des produits agricoles pourrait réduire les vocations à l'agriculture biologique.

 

AFP

08/02/2013

Plus de consommateurs « réguliers » et de producteurs en France en 2012

 

Dans son dernier ouvrage "LES MOISSONS DU FUTUR", Marie-Monique ROBIN, déjà connue pour son livre "LE MONDE SELON MONSANTO" dans lequel elle décrit les ravages causés par l'usage des OGM et de l'herbicide Round'Up, démontre de façon précise que l'agiculture "conventionnelle" et la mondialisation du commerce des produits agricoles et de l'agroalimentaire sont dans une impasse, aussi bien dans les pays dits "développés" que dans les pays "en voie de développement".

Mais elle cite aussi une intéressante étude scientifique éditée en 2006 à l'Université du Michigan sous la direction de la chercheuse Catherine BADGLEY : "Agriculture Biologique et l'approvisionnement global en nourriture" (le lien est sur l'étude en anglais, téléchargeable en PDF). Elle est basée sur 293 études sur l'Agriculture Biologique effectuées dans 53 pays.

Les études précitées montrent que l'Agriculture Biologique produit des rendements plus bas dans les pays développés, mais plus élevés dans les pays en voie de développement. Par exemple :

- Dans les pays développés, le rapport entre rendements des céréales biologiques et non biologiques est de 92,8 %, et de 87,6 % pour les cultures légumières.

- Inversement, dans les pays en voie de développement, le rapport entre rendements des céréales biologiques et non biologique est cette fois de 157,3 %, et de 204 % pour les cultures légumières dans les pays en voie de développement. Ceci signifie que les méthodes d'Agriculture Biologique sont particulièrement performantes dans ces pays en regard des méthodes conventionnelles, et très adaptées à leurs conditions.

Elle a ensuite étudié la quantité de calories produites par habitant de la terre si toute l'agriculture était biologique, en comparaison de la situation actuelle, en prenant deux hypothèses :

- En retenant (modèle 1) les rapports de rendements des pays développés, appliqués au monde entier (on se place donc dans les conditions les plus défavorables), on obtient 2 641 calories par personne et par jour, contre 2 786 calories actuellement (standard ONU : 2 200 à 2 500 calories minimum).

- En retenant (modèle 2) les rapports de rendements des pays développés, appliqués aux seuls pays développés, et les rapports des pays en voie de développement à ces mêmes pays, on obtient un chiffre impressionnant : 4 831 calories par personne et par jour, soit 75 % de plus que la situation actuelle !

Cette étude montre aussi que l'usage des engrais verts légumineuses et des cultures intermédiaires (couverture du sol entre deux cultures de production) apporte en moyenne 95 unités d'azote à l'ha dans les régions tempérées, et 108 unités d'azote à l'ha dans les régions tropicales. Ces quantités, qui se rajoutent aux autres sources naturelles d'azote (minéralisation de l'humus produit, décomposition des résidus de la culture elle-même, fixation d'azote de l'air par les bactéries diazotrophes libres, etc...), seraient suffisantes pour assurer des rendements équivalents à ceux des cultures conventionnelles.

Il résulte de ces données que la généralisation des principes de l'Agriculture Biologique à l'agriculture mondiale permettrait à celle-ci de mieux satisfaire les besoins alimentaires de l'humanité non seulement maintenant, mais aussi à l'horizon 2050 où la production alimentaire, d'après la FAO, devra croître entre 45 et 70 % (suivant qu'on diminue on non les gaspillages et les pertes, estimées à environ 30 %), pour assurer l'alimentation de l'humanité enrichie de 2 milliards supplémentaires d'êtres humains.

Toutefois, l'étude, dans sa conclusion, reconnaît que la transition à la pratique de l'Agriculture Biologique comporte des aspects agronomiques, économiques et de formation nécessitant une forte motivation des organismes de recherche et une implication de la population.

Pour plus de précisions, voir l'étude complète par le lien situé dans le texte.

27/01/2013

L'Agriculture Biologique peut nourrir le monde mieux que l'agrochimie

 

L’association « Les coteaux de Saint-Denis » a pour objet :
- la connaissance et la mise en œuvre de savoir-faire agricoles et ruraux traditionnels,
- la conduite de vignes et vergers, la vinification et la transformation des fruits selon les règles de l’agriculture biologique,
- et plus généralement, la recherche et la transmission de pratiques rurales traditionnelles des deux rives de la Loire, entre Roanne et Nevers. »
L’association plantera au printemps 2013 : des plants de vigne de raisins de cuve, des plants de vigne de raisins de table, des arbres et arbustes fruitiers.
Les objectifs poursuivis sont à la fois d’ordre pédagogique et culturel.

Intérêt pédagogique :
Grâce à la présence de Symbiose et de ses partenaires, la vigne et le verger seront des lieux d’apprentissage et de transmission d’expérience pour les membres de l’association.
Chaque membre actif de l’association prend l’engagement à son entrée dans l’association de participer, dans la mesure de ses capacités, aux travaux autour de la vigne et du verger : travail du sol, taille, traitements, arrosages, cueillette, vinification, transformation des fruits en confitures, gelées, jus, etc…ou autres activités de l’association (recherches, rédaction, gestion, etc..). La liste et le calendrier des différentes tâches sont établis en début d’année et chacun s’inscrit selon ses disponibilités.
Cette organisation vise à la fois à l’efficacité et à la transmission de pratiques traditionnelles locales, ce qui lui confère également un intérêt culturel.

Intérêt culturel :
En effet, la commune de Saint-Agnan, et particulièrement les coteaux de Saint-Denis, sont cultivés en vigne, depuis le Moyen-Age : des actes notariés fixent la quantité de vin à fournir au prieur du monastère d’Issangy par des laboureurs locaux, contre le ramassage du bois mort dans la forêt.

En 1860, la commune compte 173 ha de vigne (état des lieux après la grêle : Archives communales). Et en 1904,dans une monographie des communes du Charolais, le Frère Maxime Dubois décrit ainsi la commune de Saint-Agnan : « 1261 habitants. Superficie : 2.420 hectares dont1.243 en cultures et céréales, 665 en prairies, 405 en bois et 107 en vignes. Vins ordinaires de bon goût, les meilleurs crus sont les Piliers, les Monts(Saint-Denis), les Bruyères et la Bondue. »
Toujours depuis le Moyen-Age, les travaux agricoles s’effectuaient collectivement : la plupart des paysans-vignerons étaient organisés en communautés familiales, vivant « au même pot et au même feu », qui mettaient en commun terrains, capacités de travail et récoltes. Cette organisation et son mode de travail ont perduré ici jusqu’au 19ème siècle .

L’association vise également à transmettre la connaissance de ce patrimoine humain local, peu connu et pourtant intéressant à plusieurs titres.
L’agriculture biologique, qui n’est pas seulement un mode de production respectueux de l’environnement, mais aussi un modèle d’agriculture sociale et solidaire, est tout à fait appropriée à cet objectif patrimonial et culturel.

« Les coteaux de Saint-Denis » Saint –Denis 71160 SAINT AGNAN

23/01/2013

Symbiose s'implique dans une plantation associative